Viveros – Blasco Ibáñez – Universités
L’Avenida Blasco Ibáñez est un axe urbain de trois kilomètres de long qui relie les Jardines del Real (Viveros) au quartier de Cabanyal. Anciennement connue sous le nom de Paseo al mar («promenade de la mer»), elle est l’une des avenues les plus réputées de Valence. Tout comme les jardins, les trottoirs disposent d’une grande quantité d’arbres qui lui confèrent un aspect caractéristique. On peut parcourir l’avenue entière à vélo, car elle est dotée de pistes prévues à cet effet.
Blasco Ibáñez est une des avenues les plus emblématiques de Valence. Elle est une façon rapide d’accéder à la mer, et par conséquent une façon rapide d’en revenir. De plus, beaucoup de pôles de l’université de Valence se trouve des deux côtés de l’avenue. La diversité des arbres permet des couleurs qui manquent aux autres axes de Valence.
Les Jardines del Real sont également connus comme Viveros Municipales. Il s’agit d’un parc rectangulaire avec des jardins ornementaux, des étangs, des statues et des arbres centenaires. Son origine remonte au XIe siècle, en pleine domination musulmane. Un real est un jardin arabe qui inclut quelque construction, comme lieu de loisirs de l’oligarchie. Le roi Abd al-Aziz demanda que l’on construise extra-muros une finca de divertissement pour la noblesse, avec d’immenses jardins d’arbres et de fleurs. La finca a fini par devenir un Palais Royal, par sa taille et son extraordinaire beauté, et fut une résidence royale du XIe siècle jusqu’à sa destruction au XIXe siècle: ainsi le palais verra passer les rois maures de Valence (Balensiya à l’époque), ceux de la Couronne d’Aragón, les Habsbourgs et les Bourbons. Une autre preuve de sa grandeur est le surnom populaire qu’on lui a donné: le Palais aux 300 clés, faisant allusion au grand nombre de pièces. Sa démolition est due à l’attaque des français en 1810. On raconte que les valenciens détruisirent eux-mêmes le palais afin d’éviter à Napoléon de s’en servir comme bastion pour ses troupes.
Près des Jardines del Real se trouve le Musée des Beaux-Arts San PÃo V, une des pinacothèques les plus importantes d’Espagne. Sa collection d’Å“uvres gothiques des XIVe et XVe siècles est très importante, bien que les Å“uvres les plus connues du musée soient un autoportrait de Velázquez, La Vierge et l’Enfant de Pinturicchio et El BalancÃn de Francisco de Goya.
Depuis les Viveros, l’avenue Blasco Ibáñez s’étend jusque la mer. L’avenue fut nommée du nom d’un des plus grands écrivains de Valence en 1980. Journaliste et politicien en plus d’être écrivain, Blasco Ibáñez décrit le mode de vie et le caractère des valenciens dans ses romans.
L’ancien nom de l’avenue, Paseo del Mar, vient du fait qu’elle mène à la mer. Construite sur l’ancien Camà del Cabanyal, elle s’étend des Viveros jusqu’au quartier de Cabanyal, un ancien village marin annexé à Valence en 1897.
L’avenue Blasco Ibáñez peut être analysée par sections. Depuis Viveros jusqu’au croisement de l’avenue Aragón, Blasco Ibáñez est une zone pleine de vie. L’université, répartie des deux côtés, aide à l’ambiance étudiante. La zone verte au centre de l’avenue est ample, et idéale pour courir, se promener ou se relaxer. Bien qu’il n’y ait pas beaucoup de restaurants sur l’avenue, il y en a dans les petites rues perpendiculaires et parallèles. Sur cette section se trouve l’arrêt de métro Facultats, qui communique avec le reste de la ville. Le JardÃn de Monforte se trouve près de l’avenue, très proche des Jardines del Real. Bien qu’il soit plus petit que les Viveros, il n’en est pas moins beau. C’est un jardin triangulaire de style néoclassique conçu au XIXe siècle, avec des plans d’eau, 33 statues en marbre et des détails architecturaux. Ils mettent en valeur le chemin fleuri et le palais.
La deuxième section se trouve depuis le croisement d’Aragón jusqu’au rond-point qui croise les avenues Manuel Candela et Ramón Llull. Toute cette zone est principalement résidentielle. L’avenue Blasco Ibáñez est un peu plus étroite à cet endroit, avec des espaces verts plus petits, cela est dû à l’utilisation d’un bout de la route comme places de parking. Beaucoup d’étudiants vivent dans les immeubles de ce quartier, qui est parfaitement relié aux universités de la ville. Il y a aussi des écoles de prestiges, de chaque côté de l’avenue. Autour de la place Xúquer et de la rue Polo y Peirolón il y a de nombreux bars, restaurants, pubs où l’on peut manger et boire. Il va sans dire que le quartier comprend aussi des arrêts d’autobus, de métro (Amistat, Aragón) et de tramway (Universitat Politècnica, La Carrasca).
La dernière section de Blasco Ibáñez, qui a été également la dernière construite, est par conséquent la plus neuve. Elle couvre le rond-point qui relie les avenues Manuel Candela et Ramón Llull jusque la fin de l’avenue, à la gare ferroviaire Cabanyal. Les jardins de cette section sont aussi grands qu’au début de l’avenue. Elle ressemble également à la partie antérieure, avec beaucoup de vie pendant le jour grâce aux nombreux bars et restaurants. Elle est bien reliée par bus et tramway, et est très proche de la mer. Au Sud de Blasco Ibáñez il y a le magnifique JardÃn de Ayora. Il s’agit d’un jardin de forme libre accompagné d’un palais moderne construit en 1900.
Il couvre 17 000 mètres carrés avec des fontaines, des sculptures et de la végétation, combinant arbres magnifiques et fleurs. Fait curieux, le palais est actuellement utilisé comme garderie.
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